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Argumentaires - Programme de Nicolas SARKOZY


Mardi 1 mai 2007

L'ambition culturelle de Nicolas Sarkozy

Pour Nicolas Sarkozy, la crise de l'art et de la culture est l'un des principaux aspects de la crise de l'identité nationale. Cette crise de l'art s'explique par « l'éclatement de l'imaginaire collectif en une multitude d'imaginaires individuels » et concurrents.
Résoudre cette crise n'est donc possible qu'en réapprenant à «partager les oeuvres, les valeurs, l'histoire» et en dépassant le stade du relativisme culturel selon lequel tout se vaut.
Il fixe 5 priorités :

  1. Défendre la diversité culturelle et la création française
    - Agir à Bruxelles pour lever les obstacles aux aides publiques à la culture, considérées aujourd'hui comme des entorses à la libre concurrence (= création pour les activités culturelles d'un statut dérogatoire au droit de la concurrence).
    - Obtenir de nos partenaires européens une réduction du taux de TVA à l'importation des oeuvres, afin de permettre à la place parisienne de s'imposer sur le marché de l'art (dans ce domaine, la TVA est de 5% seulement au Royaume-Uni).

  2. Valoriser notre patrimoine culturel
    - Favoriser le jumelage entre les établissements culturels et les établissements scolaires.
    - Instaurer la gratuité dans les musées nationaux et ouvrir davantage l'accès à des éléments du patrimoine d'habitude fermés au public.
    - Accroître les obligations des chaînes publiques en matière d'émissions culturelles de qualité, notamment à des heures de grande écoute.
    - Renforcer la présence culturelle française dans les pays de l'UE et en Asie notamment ; rationaliser le réseau culturel (Alliances françaises/Centres culturels) avec une instance unique de pilotage.

  3. Promouvoir l'enseignement artistique
    - Apprendre aux enfants à aimer l'art, et non plus seulement le leur expliquer. Ouvrir davantage les institutions culturelles aux écoles, mais aussi ouvrir l'école aux artistes.
    - Pérenniser le système d'indemnisation du chômage des intermittents, mais en contrepartie d'une implication des bénéficiaires dans l'enseignement artistique et dans la découverte par les jeunes des métiers de la culture.
    - Permettre aux jeunes qui ont un talent et un engagement artistiques de les valoriser pour l'accès aux grandes écoles et dans les parcours universitaires.

  4. Faire entrer davantage l'art et la culture en province et dans les quartiers
    - Comme Malraux avec les maisons de la culture, créer des lieux de rencontre et de pratique artistique dans les banlieues. Une démarche qui serait encouragée par l'état mais les principaux acteurs en seraient les collectivités locales.
    - Créer des antennes locales des musées parisiens en province et faire circuler les grandes expositions.

  5. Favoriser la rencontre du monde de la culture avec celui des technologies de l'information
    - Se battre pour le respect des droits d'auteur dans tous les domaines (musique, films, livres), refus de la licence globale qui « tuerait la création ».
    - Soutien aux entreprises innovantes dans le domaine de l'internet.
    - Faire des universités des zones franches sur le plan fiscal pour encourager ceux (chercheurs, enseignants, étudiants) qui déposeraient des brevets ou créeraient des entreprises.
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Mercredi 25 avril 2007

A qui va-t-on confier les clés de la 5ème puissance du monde ?

En matière de relations internationales :

  • La candidate socialiste a appelé l'opinion internationale à faire pression sur le gouvernement des Talibans en Afghanistan pour qu'ils libèrent les deux otages français (i-télé le 5 avril 2007). Or, les Talibans ne sont plus au pouvoir depuis 2001 ...
  • La candidate socialiste a une conception particulière de la démocratie : elle a déclaré qu'elle refuserait de serrer la main de George Bush mais elle discute pendant plus d'une heure avec un député du Hezbollah et dit « partager beaucoup de choses avec lui », alors qu'il compare l'intervention israélienne au Liban et américaine en Irak à l'occupation de la France par les nazis.
  • La candidate socialiste, en voyage en Chine, ose rendre hommage à l'engagement des autorités chinoises en faveur du développement durable et à l'efficacité de son système judiciaire sur lequel nous pourrions prendre exemple, alors que selon Amnesty International 10.000 personnes ont été exécutées l'an dernier.

    Sur les questions stratégiques et de défense nationale :
  • La candidate socialiste s'est prononcée pour l'interdiction pour l'Iran d'accéder au nucléaire civil. Cette position est en totale contradiction avec le traité de non-prolifération qui garantit le droit de chaque Etat à accéder à l'énergie nucléaire civile, en échange de l'acceptation d'un contrôle par l'Agence internationale de l'énergie atomique.
  • La candidate socialiste a déclaré que la France avait seulement un sous-marin nucléaire lanceur d'engins sur RMC-info. En réalité, la marine nationale possède 4 SNLE, auxquels on peut ajouter six sous-marins nucléaires d'attaque.
  • La candidate socialiste a affirmé vouloir réduire la part du nucléaire dans la production d'électricité pour atteindre 50%. Cela correspond à une diminution de la production d'énergie nucléaire de presque 40%. Le programme de SR sur l'énergie, c'est la fin de notre indépendance énergétique et davantage de gaz à effet de serre.

    En matière économique et sociale :
  • La candidate socialiste a déclaré vouloir porter le SMIC à 1500 euros net : elle semble définitivement fâchée avec les réalités économiques. Porter le SMIC à 1500 euros net, c'est mettre plus de 50% des Français au niveau du SMIC, détruire des millions d'emplois et rendre plus difficile l'embauche des plus fragiles.
  • La candidate socialiste, qui a déclaré tout et son contraire sur les 35h, a finalement décidé de les généraliser encore davantage. Pourtant tout le monde reconnaît que l'application des 35h a totalement désorganisé certains secteurs entiers de notre activité économique et de nos services publics (hôpitaux), tout en réduisant la croissance et le pouvoir d'achat.
  • La candidate socialiste avait déjà proposé les 500 000 emplois-tremplins de 6 mois à 6 milliards d'euros intégralement financés par l'Etat. Elle propose désormais un « Contrat première chance » qui exposera les jeunes les plus fragiles à la précarité : une période d'essai d'un an payée par l'Etat, pour un coût de 18 Mds d'euros sur cinq ans, avec une incitation implicite pour l'employeur à se séparer du jeune puisqu'au bout d'un an il devra faire face à 100% du salaire et des charges.

    Les prises de position choquantes en matière de sécurité et d'immigration :
  • La candidate socialiste n'a pas condamné les casseurs de la gare du Nord. Sa première réaction, comme celle des socialistes, a été de stigmatiser les forces de l'ordre. Il n'y a pas de « fracture entre la police et les jeunes », mais entre la police et les délinquants, ce qui est somme toute dans l'ordre des choses.
  • La candidate socialiste a déclaré qu'elle voulait régulariser tous les parents et grands-parents sans-papiers qui avaient des enfants scolarisés en France. Elle a par ailleurs affirmé à Toulouse qu'elle partageait la politique d'immigration de Jose-Luis Zapatero qui s'est livré à une régularisation massive de clandestins (700.000 personnes) en 2005.
  • La candidate socialiste a affirmé que la gauche n'engagerait pas la construction du 2e porte-avion : « Si la nation est capable de dégager le coût d'un deuxième porte-avions, j'en fais ici le serment, cette marge de manoeuvre supplémentaire, cette valeur-là, n'ira pas à la Défense nationale mais à l'éducation nationale ». Il est stupéfiant de vouloir faire un choix entre la défense de notre pays et l'éducation de nos enfants.

    Autre prise de position choquante :
  • La candidate socialiste a déclaré que « les sportifs français étaient souvent ceux qui connaissaient le moins la Marseillaise (...) ».
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    Mardi 24 avril 2007

    CHACUN DOIT PRENDRE SES RESPONSABILITES

    « Aux électeurs qui ont voté pour d'autres candidats au premier tour et qui sont des femmes et des hommes de bonne volonté, je veux dire qu'ils ont toute leur place dans ce rassemblement dès lors qu'ils partagent eux aussi les valeurs de l'identité nationale, du travail, du mérite, du civisme, de la justice.
    Je leur dis que le moment est venu où chacun doit prendre ses responsabilités, où, pour chacun, il s'agit de savoir si la France choisit le changement ou l'immobilisme, l'audace ou la frilosité, le renouveau ou le déclin.
    Durant cette campagne pour le second tour, je ne me livrerai à aucune ouverture politicienne qui chercherait à rassembler à travers les débauchages et les marchandages.
    Pour rassembler, il faut comprendre, il faut respecter, il faut aimer. Et le rôle d'un Président de la République c'est de rassembler. Pour moi, dans cette campagne du second tour de l'élection présidentielle, il n'y a pas deux camps, il n'y a pas deux partis dressés l'un en face de l'autre.
    Il n'y a pas l'UMP et le Parti Socialiste, il n'y a pas le peuple de droite et le peuple de gauche. Parce que pour moi il n'y a qu'un seul peuple qui est le peuple français.
    Il n'y a qu'une seule France qui est le bien commun de tous les Français. Comme il n'y a qu'une seule histoire de France qui appartient à tous les Français.
    La République c'est le contraire du sectarisme, c'est le contraire de l'intolérance, c'est le choix des valeurs universelles autour desquelles les Français peuvent s'unir.
    La France est une synthèse, sans cesse recommencée. Je veux faire la synthèse de l'ordre et du mouvement, de l'autorité et de la fraternité, de la liberté et de la justice.

    POURQUOI TANT DE HAINE ?

    Eh bien je vais vous le dire. :

  • D'abord parce qu'il y a les voyous, les trafiquants, les fraudeurs, les caïds, les bandes qui veulent faire leurs petites affaires tranquillement, qui veulent pouvoir frauder, racketter, trafiquer sans être dérangés. Il y a les casseurs qui veulent pouvoir casser en toute impunité. On n'est pas populaire parmi les voyous quand on veut faire respecter partout les lois de la République.
  • Ensuite, il y a ceux qui refusent obstinément de s'inscrire dans la République laïque, qui ne veulent pas séparer le spirituel du temporel. Chez ceux-là on n'est pas populaire quand on défend la laïcité.
  • Il y a aussi les appareils qui ont des intérêts à défendre, qui se sentent menacés par une défaite électorale et qui sont prêts à tout.
  • Il y a l'extrême-gauche avec son idéologie d'un autre âge, son esprit fermé, son intolérance, ses réflexes conditionnés, qui ne rassemble pas beaucoup de voix, qui est organisée, qui a ses réseaux, qui a son influence.
  • Et puis il y a la gauche qui ne croit plus à la politique, ne croit plus à la nation, ne croit plus à la République, ne croit plus à l'Etat. La gauche qui ne croit plus que la politique puisse changer le monde ni même qu'elle puisse permettre d'atteindre le plein emploi. La gauche qui n'a plus d'autre programme que la défense des droits acquis, des rentes de situation et du statu quo. La gauche qui est dans la politique, dans les médias, dans l'administration, dans l'économie, cette gauche qui a pris goût au pouvoir, aux privilèges, cette gauche qui prétend défendre les services publics mais qui ne prend jamais les transports en commun, cette gauche qui aime tellement l'école publique qu'elle n'y met pas ses enfants, cette gauche qui adore la banlieue mais qui se garde bien d'aller y habiter, cette gauche qui trouve toujours des excuses aux voyous à condition qu'ils restent dans des quartiers où elle ne va jamais, Les Français ne sont pas dupes de tels comportements, de telles pratiques.

    Je ne veux me consacrer qu'à une seule chose : rassembler le peuple français autour d'un nouveau rêve français, celui d'une République fraternelle où chacun trouve sa place, où personne n'a plus peur de l'autre, où la diversité est vécue non comme une menace. »

     

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    Mercredi 18 avril 2007

    Nicolas Sarkozy détaille son projet en 15 points.
      

     

     "Mon projet : ensemble tout devient possible"

     
    "Je veux être le président de la République qui réformera la France. S’il veut rester lui-même, notre pays a besoin de changements profonds. Je veux être le président de la République qui tiendra ses engagements. C’est pourquoi je veux vous dire aujourd’hui tout ce que, demain, nous ferons ensemble.
    La France traverse une crise morale : celle du travail. La réhabilitation du travail est au cœur de mon projet présidentiel.
    Je ne vous mentirai pas, je ne vous trahirai pas.
    Je ne me déroberai pas.
    Je vous demande votre confiance pour qu’ensemble tout devienne possible."

     

     

    Nicolas SARKOZY

    sur le site : http://www.u-m-p.org/site/index.php

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    Mercredi 18 avril 2007

    LES PROPOSITIONS DE NICOLAS SARKOZY EN FAVEUR DES PERSONNES AGEES

    1. Première priorité : améliorer la solidarité envers les seniors les plus pauvres

  • poursuivre l'amélioration du régime des retraites agricoles
  • revaloriser les retraites de certaines professions ou catégories de personnes : femmes, parents au foyer, artisans, commerçants ;
  • revaloriser le minimum vieillesse de 27% ;
  • augmenter le taux des pensions de réversion de 54 à 60%, et même plus pour les épouses d'artisans, de commerçants et d'agriculteurs qui ont généralement travaillé, même si elles n'ont pas cotisé ;
  • pouvoir améliorer sa retraite en choisissant le moment de son départ en retraite.

    2. Garantir l'avenir et l'équité du système de retraite par répartition
  • conserver et conforter la loi de 2003 sur les retraites, car elle permet de sauver la retraite par répartition ;
  • réformer les régimes spéciaux de retraite « dans un souci de justice et d'équité ».

    3. Inciter les seniors à rester actifs et insérés dans la société, et valoriser les solidarités intergénérationnelles
  • encourager la pratique du sport par les seniors ;
  • inciter les parents et les grands-parents à aider financièrement leurs enfants et leurs petits enfants grâce à la suppression des droits de donations et de successions ;
  • encourager les seniors à rester actifs (avantages fiscaux s'ils ont des activités d'intérêt général par exemple) ;
  • intégrer les ascendants à charge qui vivent chez leurs enfants dans le quotient familial (pas seulement pour les invalides).

    4. Retarder le vieillissement
  • accélérer la recherche sur les cellules souches adultes (qui ouvrent des perspectives thérapeutiques intéressantes pour le traitement notamment des maladies d'Alzheimer ou de Parkinson) ;
  • développer une politique de prévention, en encourageant les consultations préventives et les examens de dépistage précoce et en triplant en cinq ans le budget consacré aux politiques de prévention (qui intéressent aussi les personnes âgées : Alzheimer, cancer du sein, ostéoporose) ;
  • engager un plan de recherche et de prise en charge pour les maladies neurodégénératives (plan Alzheimer) sur le modèle du plan Cancer. IMPORTANT : Afin de responsabiliser les patients au coût de la santé, nous avons proposé d'introduire une franchise de soins, non remboursable par les assurances complémentaires, en prévoyant quelques exonérations en particulier pour les bénéficiaires du minimum vieillesse / ASPA.

    5. Mettre en place une politique cohérente de prise en charge de la dépendance
  • créer une cinquième branche de la protection sociale, cogérée par la sécurité sociale et les départements, pour assurer une prise en charge coordonnée de la dépendance sur tout le territoire dans des conditions égales pour tous. Cette prise en charge devra privilégier le maintien à domicile. Elle devra veiller également à remédier aux manques de structures de prise en charge des personnes âgées dans les zones rurales ;
  • créer un droit au répit pour les personnes s'occupant de personnes âgées dépendantes, en développant les structures d'accueil temporaire et l'emploi ponctuel de personnel médico-sociaux à domicile ;
  • créer un congé de solidarité familial rémunéré, afin d'aider un proche à se consacrer à l'accompagnement d'une personne très âgée en fin de vie.
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    Mardi 17 avril 2007

    Le plein emploi en cinq ans, c'est possible
    Atteindre le plein emploi signifie baisser le taux de chômage de 3,4 points, mais aussi donner un emploi à ceux qui sont actuellement exclus du marché du travail. Cet objectif est réalisable. Plusieurs pays européens aux modèles économiques et sociaux très différents ont réussi à réduire dans des proportions similaires leur taux de chômage.

    Lire la suite :   http://www.u-m-p.org/site/index.php/ump/s_informer/actualites/le_plein_emploi_en_cinq_ans_c_est_possible

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    Mardi 17 avril 2007

    Le candidat centriste et l'exemple allemand

    Au cours de sa campagne, le candidat centriste n'a cessé de vanter l'exemple allemand où droite et gauche gouvernent ensemble. Voici pourquoi importer ce modèle en France serait dangereux.

    La « grande coalition » à l'Allemande n'a pas été choisie par les électeurs

    Ceux qui ont voté social-démocrate en Allemagne n'ont jamais souhaité cette alliance, pas davantage que ceux qui avaient voté CDU pour ne plus voir Schröder au pouvoir. Les peuples sont étrangers à cette alliance. Ses seuls responsables appartiennent aux appareils respectifs de la CDU et du SPD. La grande coalition procède d'un accord négocié au cours de longues nuits, au terme d'un marchandage de postes et d'attributions. Là où le président de l'UDF voit la volonté des peuples de dépasser le clivage droite-gauche, il n'y a, en réalité, qu'un traditionnel jeu de donnant-donnant entre deux partis rivaux pour sortir d'une impasse politique et institutionnelle. Le 14 février, le magazine Stern publiait d'ailleurs le verdict du peuple allemand : 57 % des sondés ne sont pas satisfaits du travail de leur gouvernement.

    La « grande coalition » est en train de faire la démonstration de son incapacité à gouverner sur le long terme

    La Grande coalition se fissure de partout dès lors qu'il s'agit de faire des choix d'avenir. Citons simplement les incidents de ces dernières semaines :

  • le SPD (gauche) a été le premier à dégainer au milieu du mois de mars en se lançant dans une dénonciation unilatérale des plans américains de bouclier antimissile, provoquant la colère de leurs alliés de la CDU-CSU (droite) ;
  • Récidive du SPD quand, la semaine dernière, ceux-ci annoncent leur intention d'instituer un salaire minimum, ce à quoi la droite est opposée puisqu'en Allemagne les salaires sont négociés branche par branche par les syndicats et le patronat ;
  • Pendant le week-end pascal, le ministre CSU de l'économie a annoncé des baisses d'impôts et notamment de la fiscalité sur les entreprises, provoquant les protestations de la gauche du SPD ;
  • Le SPD commence à constituer une alliance avec les Verts et les Libéraux, semblant ainsi se préparer à faire exploser la grande coalition.

    En prenant l'Allemagne comme exemple de la politique d'union nationale que le candidat du centre prétend incarner, celui-ci se tire une balle dans le pied et démontre tout simplement l'ineptie de ce modèle de gouvernement.

    Il existe des différences réelles et profondes entre la droite et la gauche, qu'il est inutile de vouloir gommer : sur la politique fiscale, le temps de travail, la gestion de l'immigration ou la politique de sécurité, la droite et la gauche proposent deux lectures de la société différentes. Leurs projets sont incompatibles, et c'est d'ailleurs pour que chaque citoyen puisse choisir entre ces deux visions que les élections ont été inventées !
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    Lundi 16 avril 2007

    LES PROPOS DE NICOLAS SARKOZY SUR LES PARENTS D'ELEVES

    Parents d'élèves et loi Jospin de 1989

    Non contente d'avoir fait de l'élève l'égal du maître, la loi Jospin de 1989 a fait des parents d'élèves l'égal de leurs enfants. En les reconnaissant comme simples « membres de la communauté éducative » (article 11 de la loi), cette loi les a mis en réalité au même niveau que les enseignants, les chefs d'établissements, les autres personnels des établissements scolaires et même les élèves, alors qu'ils sont en réalité les premiers responsables de l'éducation de leurs enfants. Dans les conseils de la vie lycéenne par exemple, créés par Ségolène Royal en 1998, les parents d'élèves sont au nombre de deux alors que les lycéens sont 10. Ce déséquilibre n'est pas sérieux.

    En proposant d'abroger cette disposition de la loi de 1989, Nicolas Sarkozy n'a évidemment pas voulu nier que les parents d'élèves faisaient partie de la communauté éducative. Il a au contraire voulu dire qu'ils étaient plus que cela et que leurs droits devaient être renforcés, comme le prévoit d'ailleurs depuis six mois le projet de l'UMP.

    Parents d'élèves et Education nationale

    En réalité, derrière l'apparente bienveillance de la loi de 1989, se cache deux réalités :

  • d'une part, c'est un fait que, pendant longtemps, l'école publique a tout fait pour maintenir les parents à la porte des établissements. C'est l'héritage de l'école de la troisième République où l'on voulait soustraire les enfants de la tentation des parents de les envoyer aux champs ou à l'usine plus rapidement. Aujourd'hui, malgré les incontestables progrès accomplis, beaucoup de parents se plaignent encore de ne pas pouvoir rencontrer rapidement les enseignants de leurs enfants et les chefs d'établissement, d'être informés trop tardivement des absences de leurs enfants ou de leurs difficultés scolaires, de ne pas connaître les performances de l'établissement ;
  • d'autre part, il existe une crise de la représentation des parents d'élèves au sein des établissements publics. Le taux de participation aux élections des représentants de parents d'élève est notoirement faible, ce qui s'explique notamment par le fait que les associations de parents d'élèves pèsent de peu de poids dans les instances de décision et de consultation des établissements.

    Rendre l'école aux familles

    Le projet de Nicolas Sarkozy est de rapprocher les familles de l'école de leurs enfants car l'école est un instrument capital de l'avenir de chaque enfant et il est donc normal que les parents y aient des droits.

    Concrètement, il s'agit de :
  • reconnaître des droits propres aux parents d'élèves (pas seulement des droits au travers des associations de parents d'élèves) : droit d'être reçus dans les meilleurs délais par les enseignants et le chef d'établissement en cas de demande, droit d'être informés immédiatement de l'absence de son enfant, droit d'être informés au plus vite de son décrochage scolaire, droit de connaître régulièrement les performances de son enfant et sa place dans la classe, droit de connaître les performances de l'établissement. La suppression de la carte scolaire et le droit de choisir l'école de ses enfants sont les compléments ultimes et naturels de ces droits propres ;
  • reconnaître aussi des devoirs aux parents d'élèves : devoir de signer le règlement intérieur des établissements, devoir de répondre aux convocations de l'équipe enseignante, devoir de prévenir quand son enfant est malade, devoir d'assumer sa mission éducative, devoir de respecter les enseignants ;
  • renforcer le rôle des associations de parents d'élèves dans les instances de gestion des établissements, en particulier s'agissant de l'organisation de la vie scolaire.
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    Samedi 14 avril 2007

    Frais bancaires : la candidate du PS enfonce des portes ouvertes

    En détaillant son « Plan de lutte contre l'endettement », la candidate du PS a fait beaucoup de promesses :

  • plafonnement des frais bancaires
  • rémunération des comptes courants
  • autorisation des class action pour permettre aux clients de mieux se défendre

    Le choix des mots est maladroit. Cela révèle, une fois de plus chez Mme royal, un manque coupable de maîtrise du dossier traité : contrairement à ce qu'elle dit, l'endettement n'est pas un mal ou une catastrophe. L'endettement est au contraire un levier essentiel pour la consommation et la croissance. Ce n'est pas contre l'endettement qu'il faut lutter, mais le surendettement. Et en la matière, le gouvernement est irréprochable : la loi Borloo d'août 2003 prévoit en effet, sous certaines conditions, l'effacement des dettes d'une personne surendettée, avec la procédure de « rétablissement personnel ».

    La candidate socialiste se moque une nouvelle fois des Français et pratique la démagogie. Elle ne dit pas :

    1.) Que la majorité UMP à l'Assemblée nationale a très récemment voté une disposition visant à limiter les frais bancaires liés à des incidents de paiement. Désormais, ces pénalités appliquées par les banques, qui frappent en premier lieu les classes populaires, seront fixées par décret et plafonnées. Le texte de loi indique que « le montant des frais bancaires, suite à un dépassement du découvert autorisé, (...) ne pourra excéder celui de l'incident de paiement ». Exemple : une personne qui a réglé 80 euros par carte bancaire alors qu'elle n'a que 70 euros sur son compte ne se verra désormais plus appliquer qu'une pénalité de 10 euros (contre au moins 50 euros précédemment).

    2.) Que le gouvernement a permis la rémunération des comptes courants par un arrêté ministériel du 16 mars 2005 (pour se mettre en conformité avec le droit européen). Aujourd'hui, seul caisse d'Epargne rétribue les comptes à vue. Ce n'est pas par un nouveau texte que l'on changera les choses, mais en ouvrant des négociations avec le secteur bancaire pour inciter les établissements à changer leurs pratiques. Il faut rappeler que Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Economie et des Finances s'est emparé de la question et a pris des initiatives fortes pour améliorer les relations des Français avec leurs banques.

    C'est ainsi lui qui a obtenu dès 2004 des avancées importantes :
  • sur la transparence des tarifs
  • pour permettre aux clients qui le souhaitent de changer de banque plus facilement
  • permettre un accès pour tous à un compte bancaire (droit au compte, gratuité du retrait)
  • sur la limitation de la facturation des incidents de paiements pour les clients de bonne foi (pour les incidents inférieurs à 50 euros).

    La candidate socialiste enfonce une fois de plus des portes ouvertes. Elle annonce des réformes qui ont déjà été engagées. Plutôt que de proposer de nouveaux textes, il vaut mieux procéder à un bilan de ceux qui ont été promulgués et surtout s'assurer de leur bonne mise en oeuvre effective.

     

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    Vendredi 13 avril 2007

    LES OGM

    Les OGM (organismes génétiquement modifiés) sont des plantes (le plus fréquemment) dont on a modifié le patrimoine génétique pour leur permettre, par exemple, de résister à un herbicide, de fabriquer un insecticide naturel ou de produire un médicament.
    Actuellement, en France, les OGM sont utilisés uniquement pour les cultures de maïs. La surface cultivée est faible : en 2006, il n'y avait que 5 000 hectares d'OGM cultivés en France, soit moins de 0,02% de la surface agricole française. Il s'agit essentiellement du maïs génétiquement modifié MON 810 de la firme Monsanto, dont l'autorisation de culture a été donnée en France en 1998 par le gouvernement de Lionel Jospin. Ce maïs est principalement exporté, en Espagne notamment.
    Certains OGM peuvent également être importés pour la consommation humaine ou animale, mais pas cultivés. C'est le cas du maïs MON 863 de Monsanto, qui est un maïs doux.
    Les OGM cultivés ou importés en France rendent actuellement service uniquement aux agriculteurs, peu ou pas aux consommateurs ou à l'environnement. Dans le futur, cependant, les OGM pourraient rendre de grands services en santé humaine, pour satisfaire les besoins alimentaires et non-alimentaires mondiaux, pour préserver l'environnement.

    La position de Nicolas Sarkozy

    Poursuivre la recherche, y compris en plein champ

    Si force est de constater que le service rendu actuellement par les OGM est essentiellement d'ordre commercial,
    nul ne peut exclure que les OGM rendront un jour de grand service pour l'environnement, la santé humaine, la nutrition mondiale, l'énergie.
    Il est donc impératif de poursuivre la recherche, y compris en France, car il serait catastrophique que nous soyons dépendants d'une recherche réalisée ailleurs
    , aussi bien pour nous faire notre propre idée sur les risques que pour pouvoir tirer nous aussi avantage des éventuels bénéfices des OGM.
    Lorsque c'est nécessaire, la recherche doit inclure des essais en plein champ (c'est-à-dire des recherches menées sous la forme de culture à l'air libre). Chacun peut comprendre que c'est seulement en plein champ que l'on mesure exactement le comportement d'un OGM, ses risques et son éventuel intérêt. Et les fauchages de ces essais sont pour leur part inacceptable.
    En revanche, il faut renforcer les règles de sécurité qui s'appliquent à ces essais, ainsi que la transparence, en associant systématiquement les agriculteurs, les associations environnementales, les représentants des consommateurs, les riverains à leur suivi.

    Surveiller nos importations pour assurer la sécurité du consommateur

    On a trouvé dans des importations en provenance de Chine des tomates transgéniques inconnues, et qui donc n'avaient pas fait l'objet des études et des autorisations nécessaires à une commercialisation en France et en Europe. On a aussi trouvé du riz contaminé par des OGM. Ce n'est pas normal. La procédure française et européenne veut que tout OGM cultivé, consommé ou commercialisé en France fasse au préalable l'objet d'analyses de son impact sur la santé humaine ou l'environnement. C'est pourquoi nous devons renforcer la surveillance des produits que nous importons.
    Une fois passées les élections présidentielles, Nicolas Sarkozy ouvrira un débat sur le sujet associant le grand public, l'ensemble des professionnels et des associations concernés ainsi que la communauté scientifique, afin d'élaborer dans la concertation et la pleine et entière connaissance scientifique de ce dossier la position de la France face à ce sujet européen et mondial qui engage l'avenir.

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