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Publié par UMP Eaubonne

Vision du travail, formation des chômeurs, lutte contre l’assistanat, compétitivité des entreprises, dérives des rémunérations des grands patrons : comparez les approches et les propositions de Nicolas Sarkozy et celles de François Hollande (quand il y en a…).

1. Nicolas SARKOZY et François Hollande ont une vision opposée du travail.

François HOLLANDE continue de défendre le partage du travail avec le maintien des 35 heures et le refus de la détaxation des heures supplémentaires et entend continuer de créer des emplois financés par le contribuable parmi lesquels 150 000 contrats d’avenir, et la poursuite de recrutements dans la Fonction Publique. Quant au travail des bénéficiaires des minima sociaux, c’est bien simple : il refuse d’en parler. C’est cette vision qui a échoué depuis des années.

Nicolas SARKOZY considère, au contraire, que ce n’est pas en prenant le travail de l’un pour le donner à un autre que l’on renforce l’économie française. Il faut encourager le travail de tout le monde, en détaxant les heures supplémentaires, en creusant l’écart entre les revenus du travail et les revenus de l’inactivité, en aidant et en incitant tous ceux qui peuvent travailler à le faire (bénéficiaires de minimas sociaux ; chômeurs) afin que le travail soit toujours plus payant que l’assistanat.

Pour Nicolas Sarkozy, le chômage doit être une période de formation tout autant qu’une période d’indemnisation. Il a créé le RSA et continue à défendre ce dispositif qui incite à la reprise d’un travail pour tous ceux qui le peuvent.

2. François HOLLANDE ne fait aucune proposition sur la formation des chômeurs alors que c’est un sujet majeur.

Seulement 10% des chômeurs bénéficient de la formation professionnelle, alors que l’Etat dépense 30 milliards d’euros par an sur ce sujet. Comment refuser de parler de ce sujet majeur, sachant que 250 000 offres d’emplois ne sont pas pourvues en France (par défaut de formation) et que 75 % des chômeurs qui retrouvent un emploi le font généralement dans un nouveau métier ou une nouvelle compétence qui exige une formation ? Parce que le chômage est une épreuve pour tous ceux qui le traversent, le Président de la République appelle un changement profond de notre organisation pour que plus de chômeurs soient formés, et que le retour à l’emploi soit plus facile. La formation est un droit autant qu’un devoir.

3. François HOLLANDE ne fait aucune proposition pour empêcher que la solidarité ne bascule dans l’assistanat.

Le RSA coûte, chaque année, 10 milliards d’euros. Pour ce prix-là, il faut un système qui marche. Tous ceux qui peuvent travailler doivent être incités à le faire. C’est un sujet qu’on ne peut pas occulter, quand on observe que moins de 40 % des bénéficiaires du RSA travaillent. Ne pas parler de ce sujet, ce n’est pas faire preuve de tolérance, c’est volontairement laisser des gens s’enfermer dans l’assistanat, alors que tous les candidats à l’élection présidentielle devraient faire en sorte qu’ils en sortent.

4. François HOLLANDE veut augmenter le coût du travail et baisser les bas salaires, alors que Nicolas SARKOZY veut faire exactement l’inverse.

François HOLLANDE, s’il est élu, a dit qu’il augmenterait les cotisations sociales, salariales et patronales, pour financer son recul sur les retraites. Cela représentera, au minimum, 5 milliards d’euros d’augmentation. Qu’est-ce que cela signifie ?

  • que les charges payées par les entreprises vont augmenter, ce qui va aggraver inéluctablement leur problème de compétitivité, en particulier pour les PME.
  • que les salaires nets vont obligatoirement baisser. Ce n’est pas une possibilité, c’est une réalité : plus de charges sociales sur le salaire, c’est une fiche de paye qui baisse.

Plus la réforme de M. Hollande sera couteuse, plus elle sera pénalisante. Si sa réforme coûte 5 milliards d’euros (avec un retour à la retraite à 60 ans pour ceux qui ont commencé avant 19 ans), cela fera près de 250 euros de moins pour un couple à 1 500 euros chacun ; si elle coûte 15 milliards d’euros (avec un retour à la retraite à 60 ans pour tous ceux qui ont 41,5 d’années de cotisations), ce sera 750 euros de moins pour ce même couple !

 

5. Les mesures proposées par François HOLLANDE pour lutter contre les dérives des rémunérations des grands patrons échoueront.

François HOLLANDE veut plafonner dans un écart de 1 à 20 les rémunérations des grands patrons d’entreprises publiques. Cela veut dire, concrètement, qu’il ne traite pas le sujet des entreprises privées dans lesquelles, tout le monde le sait, ont essentiellement eu lieu les dérives. Les parachutes dorés, les retraites chapeaux, les bonus excessifs, les augmentations de salaire alors que l’entreprise va mal, tout ceci a d’abord lieu dans les grandes entreprises privées.

Autre proposition : François HOLLANDE veut interdire les stock-options, sauf dans les PME. C’est un remord de celui qui dit avoir été co-Premier Ministre aux côté de Lionel JOSPIN, puisque c’est le Gouvernement de Lionel JOSPIN qui les avait détaxées.

Nicolas SARKOZY est donc le seul qui parle de l’interdiction des retraites chapeaux et des parachutes dorés, avec des mesures fortes. Le Président de la République entend, de plus, imposer le vote par l’Assemblée Générale des actionnaires des rémunérations des dirigeants, et avoir un représentant des salariés au comité de rémunération.

En réalité, Nicolas SARKOZY est le seul à avoir une vision sur le travail : rendre le pouvoir aux petits actionnaires et aux salariés pour sortir d’un système opaque, dans lequel on se fixe des hautes rémunérations entre amis ; interdire toutes les formes de rémunérations qui ne sont pas liées à la performance (la retraite-chapeau et le parachute doré sont versés même lorsqu’il y a échec).

La voie de la France forte est celle du travail, que seul Nicolas Sarkozy semble vouloir défendre.

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