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Publié par UMP Eaubonne

Les statistiques dévoilées par le Préfet du Val d’Oise sur la délinquance en 2012 sont encourageantes mais ne doivent pas masquer les disparités dans le département ainsi que la fragilité de cette tendance.

 

Si nous ne pouvons que nous féliciter d’une baisse de 4,96% des faits constatés en 2012, la hausse continue des cambriolages, de 10% encore cette année, de même que la hausse de 5,5% des violences physiques crapuleuses, sont là pour nous rappeler que la sécurité dans le Val d’Oise est une préoccupation de tous les instants qui doit être surveillée comme le lait sur le feu.

 

Par ailleurs, la disparité des chiffres commune par commune, certaines connaissant une explosion de la délinquance avec +400% quand d’autres connaissent une baisse de 100%, témoigne de la volatilité de cette délinquance, en perpétuelle mouvement et évolution.

 

Autre élément d’inquiétude, la rupture qui semble s’opérer entre les zones urbaines et les zones rurales du département, les zones urbaines connaissant globalement une baisse modérée de la délinquance quand les zones plus rurales connaissent une assez forte hausse.

 

Ces chiffres montrent ainsi une réalité complexe et fragile qui appelle toujours un peu plus de vigilance et de réaction de la part des pouvoirs publics. La généralisation de la mise en place de la vidéo-protection, notamment dans les centres urbains ou encore le renforcement des polices municipales, sont autant de moyens et de signaux fort de lutte contre la délinquance.

 

La question se pose de savoir si les chiffres seraient les mêmes si les collectivités locales n’avaient pas pris le relais de l’Etat et si les maires n’avaient pas pris leurs responsabilités en faisant de la sécurité un thème central de leur action.

 

Dans ce contexte et face aux efforts de tous, on ne peut que d’autant plus déplorer les signaux de laxisme envoyés par Mme TAUBIRA, Ministre de la Justice, dont l’action se résume à la suppression des peines planchers, à la suppression des tribunaux correctionnels pour mineurs, à l’abrogation de la loi contre l’absentéisme scolaire ou encore à la mise en place d’un numerus clausus dans les prisons.

 

La culture de l’excuse ne peut pas et ne doit pas faire figure de politique pénale.

Statistiques de la délinquance dans le Val d’Oise : un bilan fragile à surveiller de près

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