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Publié par UMP Eaubonne

Les Français ont une préoccupation majeure : l'emploi. Or, depuis l'élection de François Hollande, il y a eu en moyenne 1000 chômeurs supplémentaires chaque jour et les perspectives pour 2013 sont malheureusement très sombres car le gouvernement n'a pas pris la mesure du défi du chômage. Les emplois d'avenir ou le contrat de génération apporteront certes une réponse ponctuelle à quelques publics ciblés mais ne changent pas la donne globale du marché du travail. L'accord des partenaires sociaux sur l'emploi et le crédit d'impôt pour les entreprises vont plutôt dans le bon sens mais ne suffisent pas à compenser la somme des taxes et des rigidités imposées à notre économie depuis 9 mois. La situation est particulièrement alarmante.

Pourtant, François Hollande ne semble pas décidé à lancer les réformes indispensables au service de l'emploi : baisses du coût du travail et des dépenses publiques, augmentation du temps de travail, assouplissement du code du travail, simplification de l'environnement fiscal et réglementaire des entreprises, développement de l'apprentissage, amélioration de la formation et du suivi des chômeurs, orientation de l'épargne vers les PME, défense des intérêts commerciaux de la France au niveau européen...

Pour tenter de faire oublier la triste litanie des plans sociaux, François Hollande a choisi la stratégie de la diversion. Le gouvernement ne consacre pas son énergie à la lutte contre le chômage, mais à la multiplication des projets sociétaux « clivants » de façon à créer artificiellement les polémiques qui masqueront ses difficultés sur le plan économique et social.

Le projet d'ouverture du mariage et de l'adoption pour les couples de même sexe, et ses débats corollaires sur la Procréation Médicalement Assistée (PMA) et la Gestation Pour Autrui (GPA), en sont la plus flagrante illustration. Cette semaine, Jean-Marc Ayrault a aussi ravivé la question du droit de vote pour les étrangers. De même, l'affaire de la taxation à 75%, jugée inconstitutionnelle et dont nous avions toujours dénoncé le côté chimérique, était un simple artifice de communication.

L'attention médiatique a certes été détournée. Mais ces diversions mènent à la division du pays. Car il n'y a pas de consensus dans notre société sur des projets qui bouleversent les fondements de la famille, fragilisent la souveraineté nationale en séparant nationalité et droit de vote, ou dressent les « riches » contre les « pauvres ». Quant à l'idée, relancée cette semaine, de supprimer le mot « race » de la Constitution, elle traduit aussi la méthode d'une gauche qui se contente de manipuler les symboles faute d'agir sur le réel. Qui peut croire un instant qu'il suffit de bannir le mot race pour éliminer le racisme ?

François Hollande joue donc des fractures du pays pour masquer son impuissance. Cette attitude n'est pas responsable : elle risque d'ajouter une crise morale à la crise économique qui fragilise notre pays.

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